Les navettes autonomes partent à l’assaut de la vieille ville de Sion

19.07.16


Le projet pilote de véhicules autonomes sur le domaine public démarre aujourd’hui à Sion. Une première suisse.

SmartShuttle pressWPremière suisse: dès aujourd’hui des navettes autonomes assurent le transport de passagers dans la vieille ville de Sion. Se faufilant en bordure et dans de la zone piétonne de la capitale valaisanne, deux véhicules desservent plusieurs arrêts dont la place de la Planta et la place du Midi. Le projet pilote est mené dans le cadre du Mobility Lab Sion-Valais.

Opérés par CarPostal, les véhicules intelligents pourront transporter jusqu’à 11 passagers à une vitesse maximale de 20km/h. A distance, un téléopérateur assure la gestion et l’exploitation des navettes via un logiciel mis au point par la start-up de l’EPFL BestMile. Au cours de cette phase d’expérimentation inédite, un accompagnant sera à bord du véhicule, garant de son bon fonctionnement et de la sécurité des voyageurs. L’utilisation des navettes est gratuite et, après une première phase test, des horaires réguliers seront mis en place. Un écran électronique sur la Place du Midi fournit des informations en temps réel y compris la position des deux navettes. Les voyageurs pourront également s’informer ultérieurement sur l’App Smart Shuttle.

L’autorisation de circulation sur le domaine public a été soigneusement examinée par l’Office fédéral des routes et le Service des routes valaisan, tant pour les aspects techniques que juridiques. Les navettes électriques ont dû être adaptées pour satisfaire aux normes en vigueur impliquant par exemple l’installation d’une climatisation, d’une deuxième batterie, d’une rampe d’accès pour personnes à mobilité réduite. Ou encore d’un essuie-glace pour la vitre frontale.

Par cette expérience, CarPostal, la Ville de Sion et le canton du Valais entendent tester de nouvelles formes de mobilité, en collaboration avec leurs partenaires scientifiques, l’EPFL et la HES-SO Valais Wallis. Une enquête sur l’acceptation de la clientèle par rapport à cette nouvelle technologie sera conduite par la haute école valaisanne. De son côté, l’EPFL utilisera les données collectées en situation réelle pour améliorer les algorithmes de gestion de flotte développés par sa start-up BestMile.